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dimanche 30 janvier 2011

Anna Karénine



Quel grand roman ! Quelle merveille... C'est avec un sentiment de vide que je l'ai quitté.
C'est un livre très dense et je suis fière de l'avoir lu. C'est vrai qu'il est quand même énorme ! C'est pour ça que je m'y étais vraiment attachée et que j'étais tant rentré dedans.

Contrairement à ce que je pensais, l'écriture de Tolstoï est très accessible et on plonge facilement dedans. Evidemment, les passages sur la vie en Russie m'ont moins intéressée mais parce que ce que j'aimais surtout c'était l'amûûûûr ! Mais les "témoignages" de Lévine sur l'agriculture sont très intéressants et les considérations politiques de Karénine aussi.

Mais j'ai nettement préféré l'amour impossible de la ténébreuse Anna et de son fougueux amant Vronski. Ce couple interdit s'oppose au couple parfait Kitty-Lévine, qui se marient dans les règles de l'art et qui fondent un foyer où il fait bon vivre.
Le couple Anna-Vronski rappelle les Solal-Ariane de Belle du Seigneur car ils sont rejetés de la société de par le crime que la femme a commis. C'est le même cas dans les deux livres: une femme s'est mariée sans amour avec un homme fade, tombe sous le charme d'un jeune homme charmant et découvre l'amour, le vrai. Sauf que pour vivre leur amour, ils sont obligés de s'exiler et la femme surtout est coupable aux yeux de tous. L'homme est conscient de leur drame mais entretient le climat d'amour... Mais ça fini mal forcément, mais je n'en dit pas plus.

J'ai juste trouvé la dernière partie du livre superflue car elle s'oriente surtout sur les doutes de Tolstoï lui-même en matière de religion etc... Tout ce qui fera par ailleurs qu'il en viendra à renier ses oeuvres les plus belles pour ces questions et c'est bien dommage.
En tout cas, ça me donne envie de lire d'autres livres de lui. Guerre et Paix peut-être pas tout de suite, c'est le double d'Anna Karénine quand même. Mais des recueils de nouvelles comme La Sonate à Kreutzer .

«Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon.» Incipit

« Oui, il se meurt, il mourra au printemps. Que puis-je faire pour l'aider ? Que puis-je dire ? Que sais-je de tout cela ? J'avais oublié qu'il fallait mourir.» Lévine

« Je t'aime et je t'ai toujours aimée, quand on aime ainsi une personne, on l'aime telle qu'elle est et non telle qu'on la voudrait. » Dolly à Anna.

Laurane.

samedi 1 janvier 2011

Plongée dans Harry Potter ...



J'ai relu ces deux tomes avec une joie énorme ! Vraiment, Harry Potter c'est LE livre captivant. J'avais envie d'être dans un livre sans pouvoir en sortir, de rire, d'avoir les larmes aux yeux, sentir mon coeur s'accélérer quand Harry trouve l'entrée de la Chambre des Secrets ou qu'il rencontre Sirius Black... Je les ai lus et relus et pourtant, je ressens toujours le même plaisir! Merci à JK Rowling de nous avoir offert ces histoires fabuleuses qui me séduisent depuis plus de dix ans (je prends un coup de vieux à dire ça) !

Ceux qui ne les ont pas lus ne doivent pas hésiter, cela se dévore et on n'est jamais rassasiés !

Laurane.

Belle du Seigneur


843 pages de bonheur !

C'est l'histoire d'amour folle entre Ariane et Solal. Mais avant, c'est la conquête, le ridicule des Deume, la vie à Genève...
Puis c'est le drame de la passion amoureuse qui enferme la belle (mais sotte ?) Ariane et le beau (mais réaliste ?) Solal. Tous les deux sont si beaux qu'ils n'acceptent pas de se montrer dans la faiblesse du matin, ou sans robe du soir (costume blanc pour Solal). Bientôt leur amour semble sans issue...

Cohen parle aussi de la montée du nazisme et il y a visiblement une part d'autobiographie dans ce qu'il raconte.

Certains passages sont un peu difficiles à lire lorsqu'il ne s'agit que d'un immense monologue sans ponctuation. En général, on se trouve dans la tête d'Ariane.

J'ai vraiment dévoré ce livre qui est magnifique. Peut-on vraiment vivre uniquement d'amour et d'eau fraîche ?

Laurane.

Sodome et Gomorrhe

J'ai du arrêter ma lecture de Du côté de Guermantes au milieu car il fallait passer à ce tome là pour les cours...

Sodome et Gomorrhe est le tome 4 de La recherche et selon la construction en cathédrale de Proust, le tome central, tome du temps perdu par excellence. Cela signifie que c'est le tome dans lequel on trouve le plus d' "intrigues". Eh oui, il y a du suspens... Le narrateur s'éloigne de plus en plus de sa vocation artistique pour se lancer dans une histoire d'amour tumultueuse avec Albertine. Proust propose aussi d'observer de près l'artistocratie et critique ces gens qu'il a cotoyé avec beaucoup d'humour.

Il va falloir que je finisse le tome 3 et que je termine
La recherche maintenant ...

Laurane.

dimanche 12 septembre 2010

A l'ombre des jeunes filles en fleurs.


La lecture du tome 2 est plus facile, je crois, que celle du premier tome. Même si Un amour de Swann était juste sublime, il est vrai que le reste du livre est surtout constitué de descriptions soit de paysages, soit des sentiments du narrateur. Ici, l'intrigue s'accélère. Au début du tome, le narrateur et Gilberte sont amis et Marcel (appelons-le ainsi) passe la plupart de son temps chez les Swann. Malheureusement, cette amitié (pour lui de l'amour) ne dure pas car Gilberte n'a pas les mêmes sentiments. Marcel, personnage alors torturé décide de la fuir pour guérir son chagrin. C'est ainsi qu'il part en vacances à Balbec (Cabourg, dans la vraie vie) pour plusieurs mois. Cette destination lui est d'ailleurs recommandée par son médecin car le petit Marcel a la santé fragile... Il part avec sa grand-mère adorée et là le livre subi un petit passage à vide puis l'action revient grâce à la personne du Marquis de Saint-Loup. Marcel découvre la "haute" et fait connaissance avec Monsieur de Charlus, alors identifié comme un tombeur (pourtant il découvrira que Charlus est homosexuel). Bref, la lecture est agréable, encore plus lorsqu'on rencontre le peintre Elstir et le livre connait son apogée avec l'arrivée d'ELLES: les jeunes filles en fleurs...

Elles sont au nombre de cinq ou six, nous n'en connaissons que quatre : Albertine, Andrée, Gisèle et Rosemonde. Elles sont belles, elles sont jeunes, elles sont mystérieuses. En fait, elles sont cool.
Je trouve que c'est vraiment la partie la plus intéressante du livre. La fin est très belle, il y a beaucoup de belles phrases. Par exemple :

"Les créatures surnaturelles qu'elles avaient été un instant pour moi mettaient encore, même à mon insu, quelque merveilleux dans les rapports les plus banals que j'avais avec elle, ou plutôt préservaient ces rapports d'avoir jamais rien de banal."

Ainsi, je poursuis ma route à travers Proust...

"Mais qu'importait ? En ce moment, c'était la saison des fleurs"...

Laurane.

Le Comte de Monte Cristo d'A. Dumas





J'ai adoré cette saga en deux tomes que j'ai dévoré en l'espace de quelques petites semaines. Si vous aimez les romans d'Alexandre Dumas, celui-ci vous est particulièrement destiné.
L'histoire d'un jeune homme Edmond Dantès, marin promu à ses 20 ans au rang de capitaine qui va bientôt épouser la plus belle jeune fille de Marseille, la catalane Mercedès.
Tout sourit à ce jeune homme insouciant et heureux des bonheurs que lui offre la Providence jusqu'au jour fatidique de ses fiançailles. Insouciant, certes Dantès l'est, car il est aveuglé par la clarté de son bonheur à tel point qu'il ne voit pas que derrière lui il laisse plusieurs jaloux et envieux de son destin.
Au moment même où dans sa vie il va atteindre les cimes de la félicité commence la pire descente aux enfers qu'il n'aurait jamais pu imaginer.
Jeté en prison pendant plusieurs années sans en connaître la raison, un homme va lui ouvrir les yeux sur la raison de son sort et va le doter des instruments utiles à sa vengeance.
Edmond Dantès est mort. Le Comte de Monte Cristo est né! Riche de plusieurs millions (je ne vous dévoile pas comment il les a obtenu) le seul but de sa vie est de faire le bien autour de lui, de remplacer la Providence qui l'avait abandonné plusieurs décennies plus tôt. Et d'incarner surtout la main de la Justice pour juger tous les misérables qui ont osé piétiner ses rêves, son bonheur et plonger ses amis dans le même puits de désespoir.

Je recommande chaudement ce livre qui m'a laissé pour seul regret d'avoir une fin.

Aymeric.

vendredi 3 septembre 2010

To Kill a Mockingbird



J'ai vraiment adoré ce livre ! J'ai du le lire en anglais et je ne regrette pas. La lecture m'a semblé facile car l'écriture est très fluide et surtout, l'histoire est très prenante.

Il est difficile de faire un résumé car si l'intrigue principale est l'histoire d'un proccès où l'accusé est un homme de couleur... celle n'intervient qu'à la fin du livre ! En réalité, il s'agit plutôt du portrait d'une ville Maycomb County et de la vie de ses habitants. Chaque personnage est follement attachant, la narratrice Scout est géniale, son frère et son père sont d'une intelligence rare... J'ai été aussi impressionnée par la capacité d'Harper Lee a enchaîner autant d'évènements réellement rocambolesques, les uns à la suite des autres, sans que cela paraisse invraisemblable. Il se passe tout dans ce livre: une maison brûle, un chien a la rage, une maison "hantée" par un homme intrigue les enfants, une gentille voisine fait des gâteaux, il y a la rentrée, le spectacle de l'école... Enfin bref, ce livre contient tout: de l'humour, du suspense, de l'émotion et surtout beaucoup d'intelligence. Faire parler une enfant est une très bonne idée car ses paroles n'en sont que plus sincères.

Pour moi, la plus belle phrase du livre est: "Naw, Jem. I think there's just one kinf of folks. Folks".

C'est un peu la phrase culte car ce livre encourage aussi à aimer son prochain, qu'il soit de la famille, du quartier ou de la ville. Qu'il vive dans la forêt, qu'il soit pauvre, qu'il soit Noir, qu'il soit instruit ou pas.

En tout cas, j'ai été vraiment ravie de lire ce livre et je pense que c'est vraiment le meilleur roman américain que je n'ai jamais lu.

Laurane.

lundi 12 juillet 2010

Du côté de chez Swann

Ca va sûrement être la critique la plus difficile à écrire. Comment faire une "critique" de Proust ? Surtout qu'il ne s'agit après tout que du premier tome... J'ai mis du temps à le lire car j'étais en stage et que j'ai lu deux autres livres entre temps. Il faut quand même de la concentration pour le lire. Mais je n'ai pas du tout été découragée et je lirai avec plaisir les six autres tomes (dont un obligatoire pour les cours...).
Le style de Proust est exquis: voici un mot désuet et charmant qui me paraît adapté pour le décrire. Quand j'aime particulièrement un passage dans un livre, je corne la page. Normalement, cela m'arrive assez peu car je n'aime pas (je déteste) torturer mes livres. Mais là, plusieurs... Je pense notamment à un moment où le narrateur décrit une fleur en la comparant à une jeune fille, magnifique.
Evidemment, lorsqu'on en arrive à la seconde partie, Un amour de Swann, on est d'autant plus captivés que l'histoire est vraiment fascinante. Je comprends pourquoi cette partie, tout comme Les intermittences du coeur dans Sodome et Gomorrhe, a été éditée comme s'il s'agissait d'un roman à part entière. C'est une histoire d'amour qui évoque toutes ses joies et tous ses tourments. Elle est censée "planter le décor" car c'est une histoire dans laquelle le narrateur se reconnaîtra, de plus, elle présente la société parisienne telle qu'on la croisera dans toute la Recherche.
Que dire d'autre ? J'imagine que je ne pourrai donner un avis plus complet quand j'aurai tout lu... d'ici peu j'espère !

Laurane.

mercredi 26 mai 2010

Les Trois Mousquetaires et Vingt ans après de Dumas.



Les Trois mousquetaires et Vingt ans après.

Je préfère vous avertir d'emblée, amis lecteurs, les romans de cape et d'épée constituent mon plat favori! Je dévore ces livres en un rien de temps et j'en demande encore jusqu'à plus soif. Or ma soif de littérature romanesque est sans fin!
Par conséquent j'ai décidé de faire une critique de ces deux livres en une seule puisque j'ai lu les deux à la suite.

Les Trois Mousquetaires de Dumas, une des oeuvres majeures de cet auteur avec celle duComte de Monte Cristo. L'histoire se déroule en 1628, un jeune noble d'Artagnan sans fortune va se rendre à Paris pour se ranger au service du Roi Louis XIII en intégrant le corps des Mousquetaires, garde d'élite de l'armée de sa Majesté.
C'est pour cette raison qu'entrer au sein de ce corps d'armes n'est point une chose aisée et que faire ses preuves, soit par deux ans de service auprès des gardes de Monsieur des Essarts ou en réalisant divers exploits, est nécessaire.

Le jeune d'Artagnan dans son infortune va rencontrer trois personnages des plus insolites aux caractères paradoxaux néanmoins complémentaires: Athos, Porthos et Aramis. Pour avoir offensés (involontairement) les trois meilleurs mousquetaires de Monsieur de la Fère Capitaine des Mousquetaires il organise successivement et respectivement trois duels. Mais ceux-ci sont perturbés par l'arrivée des gardes du Cardinal Richelieu qui vouent une haine virulente à l'égard des gardes du Roi.
Du combat qui s'ensuit les quatres protagonistes vont devenir les plus grands amis du monde.
L'intrigue de ce roman consiste au siège de la Rochelle, aux déboires des quatre amis, à une série de complots à l'égard de la Reine de France, du Duc de Buckingham, de d'Artagnan et de sa belle, mis en scène par la diabolique Lady de Winter, le Comte de Rochefort, etc.

En ce qui concerne le roman Vingt Ans Après, l'action se déroule en 1648 , c'est-à-dire en pleine Fronde nobiliaire. Cette dernière va opposer les quatre inséparables amis pour la première et dernière fois, les uns prenant le parti du calculateur Cardinal Mazarin, les autres le parti des Princes du Sang. Cependant malgré leur divergence d'opinion et pour sauver le Roi Charles d'Angleterre de sa tragique destinée à la demande d'Henriette d'Angleterre, Athos, Aramis, Porthos et d'Artagnan se rassemblent et passent outre manche.

Enfin vous pouvez constater sans vouloir tout vous divulguer que ces deux romans sont une véritable partie de plaisir pour tout historien. Si vous appréciez l'histoire romancée, je vous recommande fortement ces livres. Une manière de voir une partie de l'Histoire de France de l'Ancien Régime à travers quatre héros fantastiques de Dumas.

Aymeric.

samedi 8 mai 2010

Les aventures d'Alice au Pays des merveilles.

Un merveilleux livre que j'ai adoré lire. Le choix de l'édition a été important, car il y en a énormément. J'ai choisi le Livre de Poche alors que normalement, je suis plutôt très très Folio. Mais l'avantage de cette édition c'est qu'elle propose Alice au pays des merveilles ainsi que La traversée du miroir. Pour moi, ces deux histoires n'en composent qu'une seule, car la culture d'Alice a toujours mélangé les deux. Le dessin animé de Disney montre Tweedledee et Tweedledum, racontant leur histoire sur le morse et les huîtres, alors que ces personnages n'apparaissent que dans La traversée. C'est le cas pour de nombreux autres éléments. Le dernier Alice de Tim Burton fait pareil: il mélange les deux histoires, néanmoins en s'appuyant plus sur La traversée. Le Jabberwocky est le personnage d'un poème de La traversée etc.
C'est tellement compliqué de parler d'Alice ! En effet, je dis "la traversée du miroir" quand certains diront "Alice de l'autre côté du miroir" et puis les personnages n'en parlons pas ! C'est pour cela qu'à la rigueur, il vaut mieux garder les noms anglais.
Pour finir sur le choix de mon édition, il faut aussi prendre en compte cet élément: c'est une nouvelle traduction. Et très bonne je dois dire car elle a été très pensée. La note sur la traduction est essentielle car elle explique pourquoi Laurent Bury a choisi de traduire Jabberwocky par Bavassin, Tweedldee et Tweedldum par Tralali et Tralalère, Humpty Dumpty par Rondu-Pondu... (et surtout pourquoi il fallait une nouvelle traduction à Alice). En effet, nous connaissons les personnages sous leur nom anglais mais cela n'a pas aucun sens. Que signifie Tweedldee traduit en français par Twideuldi ? Rien. Pourtant, ces deux personnages sont issus d'une comptine et cela a un sens pour les petits Anglais. Bref, que de complications ! Car Alice n'est pas un texte facile à traduire, et à mon avis, pas facile à lire en anglais si on n'a pas l'explication... Je crois que cet article va être comme le livre: sans queue ni tête.

Je ne pense pas qu'il faille vous parler de l'histoire d'Alice car nous la connaissons tous. C'est un mythe largement répandu dans notre société. Je vous parlerai donc de ce que j'ai pensé de ma lecture.

Pour moi, cela a été un plaisir car chaque chapitre, plutôt court, était une sorte de pause pleine de fantaisie. J'ai aimé lire ce livre chapitre par chapitre plutôt que tout à la fois (pas toujours évidemment) car cela permet d'isoler ces rencontres qu'Alice fait. Les chansons et poèmes sont un peu chiants (car longs) parfois car pour nous, il n'y a pas vraiment de références mais certains sont géniaux, surtout dans La traversée. Que dire d'autre ? Les gravures sont superbes et participent grandement au mythe d'Alice.

En tout cas, ce livre fait vraiment partie de moi et je le trouve extraordinaire. Lewis Carroll est aussi un écrivain fascinant quoique son côté pédophile soit légèrement répugnant, c'était une autre époque où on mariait les filles à 13 ans... Je suis vraiment heureuse d'avoir lu Alice au pays des merveilles et je pense que je pourrais encore parler pendant mille ans de tous les personnages fantastiques qu'on y trouve, de toute la joie, la fascination que je ressens en lisant ce livre mais bon. Conclusion: lisez-le et j'espère que vous ne vous sentirez pas mal à l'aise comme certains le sont face à cet univers étrange.

Laurane.

vendredi 12 mars 2010

Le lion

Le lion de Joseph Kessel est un magnifique livre sur l'Afrique, la savane et ses animaux. On se sent éblouis et charmés par la beauté des paysages décrits d'autant plus que le Kenya est un pays que j'aimerais vraiment visiter. L'Afrique, en règle générale, est un continent qui m'attire beaucoup, en dépit de ses dangers, car c'est une terre forte où la Nature semble plus puissante que les Hommes.

Le lion raconte l'histoire d'un écrivain voyageur qui séjourne dans le Parc Royal du Kenya, tenu par Monsieur Bullit. Atterri un peu par hasard, le narrateur est inévitablement attiré par ce décor qu'il doit pourtant quitter dès le lendemain. Mais sa rencontre avec Patricia, la fille de Bullit le fait changer d'avis. Surtout parce que Patricia a un lion. Oui, un lion rien qu'à elle, qu'elle a dressé, qu'elle a élevé. Le narrateur décide donc de rester dans cette savane afin d'en savoir plus sur cette histoire et sa fascination pour le grand Lion devient alors une obsession.

Pourtant c'est surtout une autre force qui le retient. Sybil, la mère de Patricia est une citadine et ne supporte plus cette vie. Elle veut envoyer sa fille en pension pour qu'elle arrête de vagabonder dans la savane . Elle a peur du lion.
Bullit est un ancien chasseur. Sa fille déteste ce passé. Bullit veut plaire à sa fille et ne pas faire souffrir à sa femme.
Patricia n'aime que son lion. Mais elle ne veut pas blesser sa mère. Elle admire énormément son père.
Le narrateur est spectateur et reste pour "connaître le dénouement" comme il le dit lui-même. Car en plus de cette situation familiale, les Massaïs intriguent aussi le narrateur. Surtout ce morane (jeune garçon en passe de devenir un homme) qui veut tuer le lion. Ahah, suspens.

Ce livre m'a beaucoup plu, mais il est vrai que les 100 premières pages sont un peu longues. Oui, il faut planter le décor, parler de la Savane, des animaux... Mais ensuite, le rythme s'accélère et comme le narrateur, on a attend le dénouement. Car il ne peut pas en être autrement. Joseph Kessel semble doué pour maintenir un climat de tension, même dans un roman que j'ai lu en Folio Junior. (Donc soi-disant écrit pour les enfants).

A ce propos: comment ce livre peut-il être édité par Gallimard Jeunesse? (Entre autre hein, il existe aussi en Folio). Je pense que ce roman peut être intéressant pour un enfant dans le mesure où il enseigne la notion importante de la responsabilité de nos actes. En effet, l'enfant s'identifiera à Patricia qui joue avec son lion mais qui aussi le domine et lui impose sa volonté, parfois même de façon dangereuse. Son lion est un tueur et peut tuer un homme. Si elle lui ordonne. Patricia a donc un droit de vie ou de mort sur les êtres vivants (hommes ou animaux). Donc, je pense que c'est pour cela que ce texte est intéressant pour un enfant car celui doit comprendre le jeu a une limite et que la situation peut nous échapper.

Mais je ne vous dis pas pourquoi car c'est la leçon à tirer de ce livre quand on l'a fini.

Laurane.

Et moi je pense à mon petit lion tricolore... Où es-tu?... Revenue, heureusement :) :) :)

jeudi 11 mars 2010

Le Petit Prince de Saint-Exupéry

Pendant un an, une personne qui m'est très chère m'a dessiné sur mes feuilles de cours, dans ses dédicaces, m'a fait des tableaux du Petit Prince. Or je n'avais jamais lu cette histoire bien que je connaissais relativement la trame principale.
Pendant un an entier, ma curiosité a été piquée jusqu'à ce que je décide d'inscrire dans ma liste de Challenge ABC à la lettre "S" le bien nommé Saint-Exupéry et son Petit Prince.
Un livre qui se lit le temps d'un court trajet de train mais après le monde ne vous apparait plus pareil. Tout commence par l'histoire du Boa qui a mangé l'éléphant, lorsque Saint-Exupéry n'était encore qu'un enfant de 6 ans, fasciné par un livre sur la vie de la jungle et surtout par le serpent Boa qui peut manger de tout!

Mais sa carrière de dessinateur comme il n'arrête pas de le répéter inlassablement durant tout le livre fut entravé par les grandes personnes qui ne voyaient qu'un vulgaire chapeau à la place d'un superbe Boa en train de digérer un éléphant. Ce passage est révélateur du caractère onirique et poétique de l'auteur. Ce dernier décida par la suite de montrer ses deux dessins (le deuxième étant la coupe du Boa digérant l'éléphant afin d'expliquer le dessin n°1 aux adultes) à des personnes qu'il rencontrait: dans l'hypothèse que la personne voyait qu'un vulgaire chapeau, Saint-Exupéry se "rabaissait" (sic) au niveau intellectuel de son interlocuteur en lui parlant de choses matérialistes telles que le golf, le bridge, etc. Panorama attristant de la société moderne matérialiste qui n'a plus de temps à consacrer à l'imagination et aux rêveries.
Jusqu'au jour où étant tombé en panne avec son avion en plein milieu du désert du Sahara, il fait la rencontre du Petit Prince. Ce personnage singulier qu'il prend au départ pour un simple garçon (mais même s'il avait s'agit d'un petit garçon comment aurait-t-il quant à lui atterri ici?). Ce petit garçon est en réalité le Petit Prince, prince d'une planète (l'astéroïde B612 si jamais des grandes personnes me lisent afin qu'elles comprennent comme le dirait l'auteur) de 3 petits volcans qu'il ramone tous les jours et d'une rose unique car c'est la sienne.
Incrédule puis finalement subjugué par le charisme et la mentalité du Petit Prince, il se laisse conter l'histoire de celui-ci. De son quotidien où chaque jour il doit arracher les mauvaises herbes que constituent les baobabs sur sa planète (car si jamais ils poussent trop, sa planète explosera sous le poids d'un arbre aussi grandiose) jusqu'au jour de son départ. Décision qu'il finit par regretter chaque jour un peu plus lors de son périple de planète en planète.
La première planète sur laquelle il se rend (comment? On l'ignore mais cela renforce le côté merveilleux et puéril de ce roman envoûtant) règne un Roi qui n'a aucun sujet (à part un rat mais il n'en est pas sûr). Cette première approche montre le côté ridicule des souverains qui veulent absolument tout diriger. Seulement le Petit Prince refuse de se laisser commander, c'est d'ailleurs pour cela que le Roi prend des décisions dites "raisonnables" du genre quand le Petit Prince dit qu'il va partir, au Roi de lui répondre: "Je t'ordonne de partir" par exemple.
Puis la prochaine planète abrite un vaniteux (dont la Terre en est peuplé à environ 2 milliards soit la totalité des personnes dans la moitié du XX) qui adore être admirer et ne pense qu'à lui et à ses louanges bien entendu imméritées... Sur la planète suivante réside un ivrogne qui boit pour oublier sa honte à boire, le mythe de Sisyphe en quelque sorte qui répète mécaniquement son supplice sans plus en connaitre la raison. La vue de l'ivrogne attriste un peu le Petit Prince qui ne voit pour le moment que des aspects négatifs des autres hommes.

Puis il découvre un allumeur de réverbères, le seul individu dont la tâche lui paraît noble et utile car il s'occupe. Malencontreusement l'activité de ce dernier est devenue idiote avec le temps car son travail consiste à allumer et éteindre son unique réverbère toutes les minutes car sa planète s'est petit à petit rapproché du Soleil et donc les journées ne durent plus qu'une minute. Le Petit Prince est d'abord ravi d'une telle planète car il adore les couchers de Soleil, et donc au lieu de voir plus 43 couchers de Soleil comme sur son astéroïde (il se déplace en même temps que la progression de l'étoile solaire) il pourrait en voir à satiété. Cependant le travailleur est fatigué par son métier qui l'empêche de se reposer, le Petit Prince lui propose alors le même procédé dont il use pour observer ses couchers de soleil, c'est-à-dire tourner autour de la planète en même temps que le Soleil progresse. Mais cette ruse ne permettra jamais à l'allumeur de réverbère de dormir...
L'avant dernière planète a pour résident (j'ai oublié de préciser mais cela me paraissait évident comme cela l'était pour le Petit Prince à l'égard de Saint-Exupéry, les planètes citées précédemment sont si petites qu'une seule personne peut y habiter) un géographe. Chose amusante car comme l'avait dit l'auteur, la géographie est une des sciences les plus sérieuses (intemporelle normalement) qui lui a beaucoup servi lorsqu'il s'agissait de son avion distinguer l'Amérique de la Chine. Mais le géographe ne fait que reporter les données des explorateurs et il a besoin de preuves. Le Petit Prince après lui avoir décrit son astéroïde lui demande quelle planète il pourrait désormais aller explorer. Sans hésitation le géographe lui répond: la Terre.
Son voyage aboutit alors avec son arrivée sur la Terre qu'il croit comble de malchance dépeuplée et déserte car il a atterri en plein milieu du désert du Sahara. Puis il découvre que les hommes sont des milliers, même des milliards. Que sa rose n'est pas unique mais qu'il y en a aussi des milliards. Ce constat lui fait de la peine car sa fleur qui se vantait de sa rareté ne l'est plus. Et lui qui est-il? Un grain de poussière au milieu du Sahara comme il l'est au milieu de la foule.
Fort heureusement la rencontre du Renard lui permet de comprendre le véritable sens de l'unicité de l'être vivant. Il lui demande de l'apprivoiser puisqu'ainsi il ne sera plus un renard parmi tant d'autres de ses semblables car il sera "apprivoisé" c'est-à-dire qu'il aura "créé des liens". Mais celui-ci est triste quand le moment de la séparation arrive. Mais cette tristesse est belle et noble. C'est ce qui fait différence avec tous les autres êtres vivants: la création de lien qui nous rendent tristes quand on est loin de la personne chère.
Mais dans le désert, l'un des principaux inconvénients et dangers est surtout la carence d'eau. Le Petit Prince guide donc notre aviateur assoiffé qui n'a toujours pas réussi à réparer son avion en outre jusqu'à un puits mais pas un puits comme tous les autres dans le désert. Saint-Exupéry puise donc l'eau, la musique de la poulie qui grince avec la remontée du seau. Le Petit Prince prie l'aviateur de le faire boire le premier, cette eau lui parait alors si délicieuse! Mais ce qui la rend si bonne pour le Petit Prince et l'aviateur le comprend c'est le geste spontané qu'il a eu pour lui tendre malgré sa soif le seau d'eau!

Je ne raconterai pas la FIN de ce merveilleux livre poétique qui inculque les liens de l'amitié et de l'amour sous toutes ses formes inimaginables. Ce roman est une ode à l'amitié! "On ne voit l'essentiel qu'avec le coeur!" Comme ces mots sont si vrais!
Raconter la fin ne servirait à rien, au lecteur de comprendre ce qu'il veut de celle-ci mais surtout je voudrais vous inciter à le lire si ce n'est déjà fait ou alors dans le second cas à le relire car il est si beau! Une chose sûre c'est que SI vous ne levez pas les yeux au ciel pour chercher une étoile, c'est que ce livre ne vous a pas tant touché que ça ou alors que votre étoile vous l'avez déjà trouvé... Personnellement mon étoile et ma rose existent et je sais que c'est les choses les plus essentielles pour moi sur cette Terre. Et pour les rejoindre, je ferais sans hésiter comme le Petit Prince avec sa Rose.

Aymeric

jeudi 4 mars 2010

Bonjours tristesse et Les Merveilleux nuages.


Deux livres que je viens de lire de Françoise Sagan, évidemment à la suite de ma lecture de Sagan à toute allure. Ces deux romans ont été écrit par une jeune femme et pourtant, je les trouve d'une perversité extrême.

J'avais déjà lu Bonjours tristesse il y a deux ans mais à l'époque il ne m'était pas apparu de la même façon. Outre la description magnifique de la Côte d'Azur qui me touche énormément - villa blanche entourée de pins face à la mer = mon rêve - j'ai été cette fois ci charmée par l'esprit tordu de Cécile, l'héroïne de ce court roman (d'apprentissage?).

Cécile passe ses vacances avec son père et sa jeune maîtresse, Elsa, dans une villa près de St Tropez. Leur vie n'est que délices, paresse et mondanité. Cécile tombe peu à peu amoureuse d'un garçon, Cyril, qui presque dix ans de plus qu'elle. Mais ça ne semble pas du tout la déranger. Cécile est impulsive, vive et veut dévorer la vie. Malheureusement, leur vie facile va être bouleversée par l'arrivée d'Anne, amie de sa défunte mère à laquelle le père de Cécile va se lier... un peu trop au goût de Cécile. Pour se débarrasser de cette femme, Cécile est prête à tout.

Les Merveilleux nuages est un roman encore plus pervers qui relève (carrément) du harcèlement moral au sein d'un couple. Josée est une jeune Française mariée à un Américain terriblement séduisant et riche, Alan, qui s'est malheureusement révélé être un homme d'une jalousie maladive. Cette jalousie est au-dessous de tout ce qu'on peut imaginer. Mais le pire est qu'Alan prend plaisir à torturer son épouse jusqu'ici fidèle et amoureuse. C'est donc l'histoire d'un couple qui ne peut pas durer mais qui pourtant ne parvient pas à se séparer, étant tous les deux emportés dans cette spirale perverse du jeu de la jalousie, de la provocation, de la trahison...

Je pense que ce roman se lit avec beaucoup de plaisir et d'admiration liée à l'extrême perversité morale que Françoise Sagan décrit. C'est un sujet d'actualité, puisqu'on parle en ce moment d'une loi qui envisagerait de punir le harcèlement moral au sein des couples. Cette histoire en serait un bon exemple.

Ainsi Sagan a su une fois de plus me charmer. Je ne sais pas si c'est le hasard ou si tous ses romans relèvent de cette cruauté, mais je trouve qu'en lisant Bonjour tristesse et Les Merveilleux nuages j'ai trouvé les mêmes thèmes. De toute façon, l'écriture de Sagan fait souvent appel au même sentiments: la cruauté, la perversité, la tristesse, la solitude. Et cependant, on y sent beaucoup de grâce, de légèreté. La recette idéale de Sagan, en fait.

Laurane.

mercredi 17 février 2010

Mrs Dalloway


Ca y est. J'ai lu Mrs Dalloway. Et je me sens fière ! Surtout parce que je l'ai aimé.
C'est un livre fascinant je trouve, dans lequel on sent la personnalité complexe de Virginia Woolf.

C'est un livre dans lequel il n'y a pas réellement d'histoire. Clarissa Dalloway organise une réception le soir même. Elle retrouve Peter Walsh qui revient d'Inde dans la matinée alors qu'elle recoud sa robe verte. Il avait voulu l'épouser mais elle avait préféré le calme Richard Dalloway. A partir de là, le lecteur se retrouve dans leurs souvenirs respectifs: de cette jeunesse commune mais aussi du reste de leur vie. Mrs Dalloway est un roman à voix multiples. Finalement, on voit assez peu Clarissa Dalloway bien qu'elle soit au centre des pensées de tous.

De tous, non. Car il y a dans ce roman un autre personnage totalement indépendant d'elle qui va pourtant la perturber à la fin du roman. Je ne vous dis pas pourquoi mais en général on sait quel destin l'attend sans avoir lu le livre. Il s'agit de Septimus Warren Smith que ses parents ont prénommé ainsi car Smith est un nom trop courrant. Mais Septimus est loin d'être banal par sa personnalité car il est entrain de devenir fou. Sa femme, Rezia vit très mal cette situation.
Le personnage de Septimus est vraiment impressionnant selon moi. Virgina Woolf semble avoir mis beaucoup d'elle-même dans ce personnage, peut-être plus que dans Clarissa. En effet, elle aussi entendit des oiseaux parler grec...

Il assez compliquer de parler ce livre car en même temps il n'y a rien à raconter mais aussi trop à raconter. Je pense que ce qui est le plus intéressant c'est la psychologie de ces personnages, que l'on revoit dans le roman ou qui ne sont que de passages. Ces personnages apparaissent car ils ont regardé les personnages créés par Virgina Woolf. Comment expliquer? Par exemple, Septimus et sa femme sont sur un banc et une jeune femme passe à côté d'eux. En une seconde -le temps que cette jeune femme a mis pour passer devant eux - on se retrouve dans la tête de ce personnage secondaire.

J'avais peur de lire ce roman car ce ne sont que des monologues intérieurs. Surtout que j'ai entendu des avis négatif sur ce livre. Mais je ne regrette pas du tout et je pense que c'est le genre de livre que je relirai dans quelques années. Je crois qu'il faut aborder ce livre sans se dire qu'on va lire un roman avec une histoire et des rebondissements. J'ai lu de nombreuses critiques sur des blogs où les lectrices disaient qu'on se sent bercé par le rythme des phrases comme par une vague. Effectivement, cela me paraît une bonne image. Néanmoins, il y a aussi de l'humour de la part de Virginia Woolf lorsqu'elle évoque cette société bourgeoise. Selon moi, il y a dans
Mrs Dalloway des éléments parfaits pour faire un roman inoubliable.

Je ne peux pas faire de "critique" sur
Mrs Dalloway sans parler du film The Hours qui reprend la thématique de Mrs Dalloway en insistant très franchement sur l'homosexualité de Virgina Woolf (et qui se retrouve dans tous les autres personnages). Ce film est très bien mais aussi très déprimant. Les actrices - Meryl Streep en Clarissa moderne, Julianne Moore en lectrice de Mrs Dalloway et Nicole Kidman en fascinante Virginia Woolf - sont éblouissantes.

Laurane.

dimanche 24 janvier 2010

Les souffrances du Jeune Werther de Goethe


Un livre qui m'a particulièrement plu, une esthétique singulière et propre à son auteur. Ce roman qui se présente plus sous la forme épistolaire puisque le jeune Werther raconte sa tragique histoire d'amour à son ami Whilelm Humml, plaira sans conteste aux initiés des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Cependant si la trame de ce dernier est basé sur les stratagèmes élaborés par le Vicomte de Valmont et la Marquise de Meurteuil, dans l'oeuvre de Goethe le lecteur doit s'attendre à une atmosphère pesante qui laisse présager la tragique fin du jeune garçon éperdument amoureux de la belle Lotte.
L'histoire qui se déroule dans le village de W. (les notes supposent qu'il s'agit de la ville de Wahlheilm mais cela n'apporte rien à la compréhension du récit) raconte l'amour désespéré d'un jeune beau garçon, Whilelm, qui tombe follement amoureux de la belle et pure Lotte. Malheureusement, celle-ci promise à un autre homme dénommé Albert lui reste fidèle jusqu'à la fin du roman.
Ainsi Les souffrances du Jeune Werther nous relate les différentes étapes du désespoir de ce pauvre Whilelm qui, ne pouvant ni renoncer à son amour pour Lotte ni espérer être un jour aimé de celle-ci, se suicide finalement.
Goethe va même plus loin dans le Tragos car il va jusqu'à expliquer les événements se déroulant après la mort du jeune homme en montrant le refus de l'Eglise d'inhumer le corps du jeune homme.

Un livre que je recommande fortement mais à condition de ne pas sombrer soi-même dans le désespoir d'un amour impossible... En conclusion, un très beau roman allemand qui s'adresse aux passionnés du "spleen" de notre cher Baudelaire ou encore aux romantiques de La Princesse de Clèves et de l'amour impossible de Monsieur de Nemours envers l'héroïne éponyme. Un livre qui pose la fidélité comme principe ou plutôt comme la profonde vertu de la femme, instrument paradoxal de désir et de désespoir. La place de la femme dans l'Antiquité est ici remise en cause car comme tout le monde le sait: la femme de Pandore à Eve est la cause de bien des maux. Le point de vue de l'auteur ici serait de montrer que c'est l'homme et uniquement lui qui s'autodétruit pour son amour idéal envers la femme. La pauvre créature féminine n'est pour rien dans la destruction de l'homme et ne s'avilit à aucun moment.


Aymeric J.