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dimanche 16 janvier 2011

L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde


Friand de fantastique mais aussi du Londres Holmesien, sombre et lugubre, voici pourquoi je me suis penché sur ce livre.

L'histoire s'adresse à tous les férus de Fantastique et aussi de Policier (pour ceux qui aiment Sherlock Holmes ou même Agatha Christie) car l'intrigue est bien présente ici.
C'est un livre sombre mais pas aussi effrayant que je l'imaginais. Nombreuses sont les personnes qui ont eu affaire au sinistre Mr Hyde, homme sans scrupule, sans valeurs, qui écrase les petites filles le soir dans la rue.
En revanche qui ne connait pas à Londres le célébre et charitable Dr. Jekyll connu pour ses actes de bienfaisance, sa science incontestable, etc.

Pourquoi je vous parle de ces deux personnes si paradoxales? Il existe une articulation entre ces deux hommes mais si vous voulez la connaitre, à vous de le découvrir.

Mon ouvrage par ailleurs contenait d'autres récits fantastiques de Stevenson tout aussi sombre et incroyable les uns que les autres.

Sautez sur ce classique fantastique sans hésiter: c'est une valeur sûre sans aucun doute possible!

Aymeric.


Le Vagabond des Etoiles


Jack London et le Grand Nord, Jack London et la nature, Jack London et la Nature et la Justice etc...
La liste des buts poursuivis par Jack London est longue et il est parfaitement inutile d'en faire une exhaustive.

Ce livre Le Vagabond des étoiles m'a fait rêver. L'histoire en quelques mots sans tout dévoiler: celle d'un condamné à mort qui voyant sa vie présente entrâvée décide de revivre (par un système assez complexe quoique simple aussi dans le principe) ses vies antérieures. Comment ça?
Et bien, chaque homme dans ce roman a déjà vécu sur cette Terre. Dès notre mort, nous ressuscitons dans un bébé mais ce nouvel état nous empêche de nous déclarer et nous refait tomber dans une nouvelle vie.

Ce livre selon moi incarne bien l'idée que nous sommes tous libres. Quoiqu'on puisse nous faire objectivement : nous enchaîner, nous humilier, ou même tuer; subjectivement jusqu'au dernier instant nous resterons maîtres de notre esprit!

Aymeric.

samedi 1 janvier 2011

Plongée dans Harry Potter ...



J'ai relu ces deux tomes avec une joie énorme ! Vraiment, Harry Potter c'est LE livre captivant. J'avais envie d'être dans un livre sans pouvoir en sortir, de rire, d'avoir les larmes aux yeux, sentir mon coeur s'accélérer quand Harry trouve l'entrée de la Chambre des Secrets ou qu'il rencontre Sirius Black... Je les ai lus et relus et pourtant, je ressens toujours le même plaisir! Merci à JK Rowling de nous avoir offert ces histoires fabuleuses qui me séduisent depuis plus de dix ans (je prends un coup de vieux à dire ça) !

Ceux qui ne les ont pas lus ne doivent pas hésiter, cela se dévore et on n'est jamais rassasiés !

Laurane.

vendredi 3 septembre 2010

To Kill a Mockingbird



J'ai vraiment adoré ce livre ! J'ai du le lire en anglais et je ne regrette pas. La lecture m'a semblé facile car l'écriture est très fluide et surtout, l'histoire est très prenante.

Il est difficile de faire un résumé car si l'intrigue principale est l'histoire d'un proccès où l'accusé est un homme de couleur... celle n'intervient qu'à la fin du livre ! En réalité, il s'agit plutôt du portrait d'une ville Maycomb County et de la vie de ses habitants. Chaque personnage est follement attachant, la narratrice Scout est géniale, son frère et son père sont d'une intelligence rare... J'ai été aussi impressionnée par la capacité d'Harper Lee a enchaîner autant d'évènements réellement rocambolesques, les uns à la suite des autres, sans que cela paraisse invraisemblable. Il se passe tout dans ce livre: une maison brûle, un chien a la rage, une maison "hantée" par un homme intrigue les enfants, une gentille voisine fait des gâteaux, il y a la rentrée, le spectacle de l'école... Enfin bref, ce livre contient tout: de l'humour, du suspense, de l'émotion et surtout beaucoup d'intelligence. Faire parler une enfant est une très bonne idée car ses paroles n'en sont que plus sincères.

Pour moi, la plus belle phrase du livre est: "Naw, Jem. I think there's just one kinf of folks. Folks".

C'est un peu la phrase culte car ce livre encourage aussi à aimer son prochain, qu'il soit de la famille, du quartier ou de la ville. Qu'il vive dans la forêt, qu'il soit pauvre, qu'il soit Noir, qu'il soit instruit ou pas.

En tout cas, j'ai été vraiment ravie de lire ce livre et je pense que c'est vraiment le meilleur roman américain que je n'ai jamais lu.

Laurane.

lundi 19 juillet 2010

L'Enchanteresse de Florence


Voici un très beau livre, très dense, que je relirai probablement. En effet, je l'ai lu très vite, peut-être trop car il y a beaucoup de détails à assimiler. L'écriture de Salman Rushdie est très accessible et j'ai vite été captivée par cette histoire.

Il s'agit de l'histoire d'un homme, qui se fait appeler Moghol dell'Amore, qui veut raconter sa propre histoire (dans tous les sens du terme) au roi Akbar. Pour cela, on connaît l'histoire folle de ce jeune homme portant un manteau d'arlequin. Ceci constitue la première étape de ce récit enchanté. Puis, on pénètre dans l'univers de l'empereur et son épouse imaginaire, Jodha. Enfin, le héros se lance dans son histoire. C'est à ce moment qu'il faut rester attentif car il peu y avoir des doutes concernant la chronologie des évènements. Il y a aussi beaucoup de personnages, qu'il ne faut pas confondre. Mais très vite on se laisse emporter pour ces aventures. On y croise des personnages célèbres: Machiavel, les Médicis, Akbar lui-même a existé, Amerigo Vespucci... On visite le monde cette époque (fin du XVI à peu près) et ses coutumes. C'est surtout une histoire d'amour, de séduction, de sensualité.

Je pense vraiment relire plus tard ce livre car j'y trouverai sans doute certains éléments qui m'ont échappé et j'apprécierai plus cette merveilleuse histoire. En tout cas, on sent que Salman Rushdie est un homme très cultivé, qui me rappelle un peu Alberto Manguel. Dommage qu'il critique beaucoup les Français...

Laurane.

mercredi 2 juin 2010

La Reine des lectrices



Il s'agit d'un petit livre qui se lit très rapidement mais avec plaisir. L'histoire est celle d'une hypothèse un peu folle: et si la Reine d'Angleterre se mettait à lire ?

La Reine lit donc avec assiduité après avoir découvert un peu par hasard la lecture à presque quatre-vingt ans. Mais cette pratique n'est pas bien vue car elle privilégie un domaine or la Reine ne doit pas favoriser un loisir à un autre. On voit donc comment elle lutte contre ceux qui veulent la dissuader de lire, on voit aussi comment elle tente d'intégrer le livre au protocole sans y parvenir réellement...

J'adore le personnage de la Reine. Un peu comme dans The Queen, nous sommes dans l'intimité de la Reine d'Angleterre, une intimité certes imaginaire. Et puis la lecture, le "pouvoir subversif de la lecture" est un sujet intéressant à mettre en relation avec un personnage comme une Reine, soumise à des règles, à un protocole.

La fin de ce livre est surprenante, marrante mais irréaliste. Mais bon, on s'en fiche un peu car on sait que ça n'arrivera jamais ! C'est donc un bel hommage à la lecture, au livre, dans un texte divertissant. J'ai découvert après ma lecture que ce livre avait suscité un large entrain de la part des libraires et sur la blogsphère, mais à vrai dire, je ne suis pas sûre que ce soit totalement justifié.

Laurane.


samedi 8 mai 2010

Les aventures d'Alice au Pays des merveilles.

Un merveilleux livre que j'ai adoré lire. Le choix de l'édition a été important, car il y en a énormément. J'ai choisi le Livre de Poche alors que normalement, je suis plutôt très très Folio. Mais l'avantage de cette édition c'est qu'elle propose Alice au pays des merveilles ainsi que La traversée du miroir. Pour moi, ces deux histoires n'en composent qu'une seule, car la culture d'Alice a toujours mélangé les deux. Le dessin animé de Disney montre Tweedledee et Tweedledum, racontant leur histoire sur le morse et les huîtres, alors que ces personnages n'apparaissent que dans La traversée. C'est le cas pour de nombreux autres éléments. Le dernier Alice de Tim Burton fait pareil: il mélange les deux histoires, néanmoins en s'appuyant plus sur La traversée. Le Jabberwocky est le personnage d'un poème de La traversée etc.
C'est tellement compliqué de parler d'Alice ! En effet, je dis "la traversée du miroir" quand certains diront "Alice de l'autre côté du miroir" et puis les personnages n'en parlons pas ! C'est pour cela qu'à la rigueur, il vaut mieux garder les noms anglais.
Pour finir sur le choix de mon édition, il faut aussi prendre en compte cet élément: c'est une nouvelle traduction. Et très bonne je dois dire car elle a été très pensée. La note sur la traduction est essentielle car elle explique pourquoi Laurent Bury a choisi de traduire Jabberwocky par Bavassin, Tweedldee et Tweedldum par Tralali et Tralalère, Humpty Dumpty par Rondu-Pondu... (et surtout pourquoi il fallait une nouvelle traduction à Alice). En effet, nous connaissons les personnages sous leur nom anglais mais cela n'a pas aucun sens. Que signifie Tweedldee traduit en français par Twideuldi ? Rien. Pourtant, ces deux personnages sont issus d'une comptine et cela a un sens pour les petits Anglais. Bref, que de complications ! Car Alice n'est pas un texte facile à traduire, et à mon avis, pas facile à lire en anglais si on n'a pas l'explication... Je crois que cet article va être comme le livre: sans queue ni tête.

Je ne pense pas qu'il faille vous parler de l'histoire d'Alice car nous la connaissons tous. C'est un mythe largement répandu dans notre société. Je vous parlerai donc de ce que j'ai pensé de ma lecture.

Pour moi, cela a été un plaisir car chaque chapitre, plutôt court, était une sorte de pause pleine de fantaisie. J'ai aimé lire ce livre chapitre par chapitre plutôt que tout à la fois (pas toujours évidemment) car cela permet d'isoler ces rencontres qu'Alice fait. Les chansons et poèmes sont un peu chiants (car longs) parfois car pour nous, il n'y a pas vraiment de références mais certains sont géniaux, surtout dans La traversée. Que dire d'autre ? Les gravures sont superbes et participent grandement au mythe d'Alice.

En tout cas, ce livre fait vraiment partie de moi et je le trouve extraordinaire. Lewis Carroll est aussi un écrivain fascinant quoique son côté pédophile soit légèrement répugnant, c'était une autre époque où on mariait les filles à 13 ans... Je suis vraiment heureuse d'avoir lu Alice au pays des merveilles et je pense que je pourrais encore parler pendant mille ans de tous les personnages fantastiques qu'on y trouve, de toute la joie, la fascination que je ressens en lisant ce livre mais bon. Conclusion: lisez-le et j'espère que vous ne vous sentirez pas mal à l'aise comme certains le sont face à cet univers étrange.

Laurane.

vendredi 12 mars 2010

Le Silence Blanc et autres nouvelles de Jack London

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis un passionné des récits d'aventure et fantastiques! N'ayant jamais lu de livres de Jack London, je voulais commencer par La Route que j'ai toujours l'intention de lire d'ailleurs. Puis le hasard voulut que je découvre ces nouvelles. Dans le train, il est parfois plus agréable de lire de courts récits que l'on peut finir en un trajet sans en perdre l'élan qui nous tient en haleine.
Ces nouvelles furent un moment de grande évasion dans le Grand Nord de l'Amérique au temps de la Ruée vers l'Or dans le Yukon. Pour les personnes qui connaissent peu cette histoire de l'Amérique, je vous conseille fortement (à moins que vous n'aimiez pas les bandes dessinées) de lire La jeunesse de Picsou Tome 1 et Tome 2 relatifs à sa jeunesse de prospecteur, dessiné avec brio par Don Rosa qui a un don incontestable pour raconter en mêlant les côtés aventurier et tragicomique des péripéties de Picsou à travers le monde.
Mais je m'écarte de mon sujet initial qui concernait les Nouvelles de Jack London. Comme tout livre, lire la préface peut parfois s'avérer très utile pour mieux comprendre l'esprit et ce qu'a voulu exprimer l'auteur. J'avoue que la biographie de Jack London, self made-man, m'a plutôt impressionné. Un homme comme j'aurais voulu être mais je sais bien que je ne lui arriverais pas à la cheville.
Jack London dans ce recueil a voulu dépeindre la vie dans le Grand Nord au moment de la Ruée vers l'Or, une période trouble où les villes s'éteignaient aussi vite que les filons se tarissaient. Un monde bien éphémère. Mais derrière les villes, la nature est toujours: belle à en mourir.
Le Silence Blanc raconte l'histoire de deux hommes blancs et d'une indigène marié à l'un d'eux qui va malheureusement mourir au cours d'une expédition à travers la plaine enneigé où le silence blanc règne et assourdit les hommes. Une histoire qui raconte l'esprit de camaraderie dans des conditions extrêmes. Des scènes d'horreur qui sont transcrites par l'emploi de métaphore des chiens de traineau morts de faim qui en viennent à attaquer leurs maîtres et à s'entredévorer...
Il y a aussi l'histoire de Nam-Bok le Menteur, cet indien qui après avoir été emporté dans sa bidarka au large fut recueilli par les Blancs et découvrit leur civilisation. Un jour il décida de revenir parmi les siens qui ne virent durant la période de la colonisation pas plus de deux hommes blancs en deux siècles. Les récits que Nam-Bok rapporte aux siens complètement abrutis et sauvages le font passer pour un menteur. Finalement ils le considèrent comme bien mort et lui demande de repartir au pays des ombres. Ce qui m'a le plus marqué fut la remarque de la vieille mère du protagoniste lorsque celui-ci la supplie de venir avec lui. Sa mère lui répond alors qu'elle préfère attendre encore un peu avant de mourir et de rejoindre le royaume des ombres d'où vient son fils.
Cette nouvelle symbolise l'incapacité de certaines tribus indigènes à comprendre et accepter la civilisation moderne. Cette civilisation si incroyable mais si inhumaine qu'elle semble inimaginable.
L'autre récit m'ayant touché fut La Ligue des Vieillards, de vieux indiens qui décident de traiter les hommes blancs comme leurs chiens batards: en les tuant. Pour mieux comprendre la métaphore, voici l'histoire des chiens: un homme blanc et son grand chien (un danois je suppose à cause de la description des poils ras) au bord de la mort sont recueillis par les Poissons Blancs (la tribu indienne). Une fois soigné, le chien qui souffrait du froid tue trois uskis et fait des batards avec toutes les chiennes incapables de supporter le froid. Les indiens décident alors de tuer les batards et d'envoyer leurs chiens s'accoupler avec les loups pour leur redonner leur vigueur d'antan. En ce qui concerne les blancs, les voyant tuer les leurs, s'approprier leurs terres, leurs femmes et leurs vivres: les vieux décident de les tuer.
A la fin, il ne reste plus qu'un vieillard las de tuer et qui veut se faire juger par les blancs. L'ironie du sort veut que ce soit son neveu qui traduise ses paroles: image de la civilisation moderne qui s'est approprié tous les jeunes indiens. Les Blancs trop nombreux ont vaincu et leurs coutumes aussi. Triste conclusion.
Mais au bout du compte, la nouvelle la plus choquante par sa chute reste pour moi Le jugement de Porportuk. Porportuk est un riche magnat que l'on peut comparer à un bourgeois du XVIII tandis que Klee Nah est l'équivalent de nos aristocrates. Comme le veut la tradition, ce sont les bourgeois les riches et les autres les dépensiers des plaisirs et loisirs. Klee Nah a une fille qui a suivi un enseignement religieux et à ses 16 ans à la mort de son frère, elle est rappelé auprès de son père et accepte de rester à ses côtés malgré le brillant avenir aux USA qui lui était proposé.
Mais la mort de Klee Nah approchant, il est temps de payer les dettes dont il est incapable. Porportuk son créancier refuse de se faire rembourser dans "l'autre monde", il refuse les anciennes croyances et est devenu un pur matérialiste. Il veut se faire rembourser en épousant la jeune El-Soo, la fille du Chef. Sauvé par la ruse et par son amant Akoon, il s'enfuit des griffes de Porportuk qui arrivera comble de malheur à les rattraper.
La chute de cette histoire est plutot incroyable et je me refuse à la révéler ici car sa soudaineté et sa surprise sont réellement inimaginables.

Je conseille ce livre pour tous les passionnés des récits d'aventure et même comme une réflexion sur la société moderne. Une société matérialiste qui écrasa les traditions et coutumes des indigènes du Grand Nord. Un peuple d'indigènes forcés à s'adapter aux moeurs blanches ou à périr.

Aymeric

mercredi 17 février 2010

Mrs Dalloway


Ca y est. J'ai lu Mrs Dalloway. Et je me sens fière ! Surtout parce que je l'ai aimé.
C'est un livre fascinant je trouve, dans lequel on sent la personnalité complexe de Virginia Woolf.

C'est un livre dans lequel il n'y a pas réellement d'histoire. Clarissa Dalloway organise une réception le soir même. Elle retrouve Peter Walsh qui revient d'Inde dans la matinée alors qu'elle recoud sa robe verte. Il avait voulu l'épouser mais elle avait préféré le calme Richard Dalloway. A partir de là, le lecteur se retrouve dans leurs souvenirs respectifs: de cette jeunesse commune mais aussi du reste de leur vie. Mrs Dalloway est un roman à voix multiples. Finalement, on voit assez peu Clarissa Dalloway bien qu'elle soit au centre des pensées de tous.

De tous, non. Car il y a dans ce roman un autre personnage totalement indépendant d'elle qui va pourtant la perturber à la fin du roman. Je ne vous dis pas pourquoi mais en général on sait quel destin l'attend sans avoir lu le livre. Il s'agit de Septimus Warren Smith que ses parents ont prénommé ainsi car Smith est un nom trop courrant. Mais Septimus est loin d'être banal par sa personnalité car il est entrain de devenir fou. Sa femme, Rezia vit très mal cette situation.
Le personnage de Septimus est vraiment impressionnant selon moi. Virgina Woolf semble avoir mis beaucoup d'elle-même dans ce personnage, peut-être plus que dans Clarissa. En effet, elle aussi entendit des oiseaux parler grec...

Il assez compliquer de parler ce livre car en même temps il n'y a rien à raconter mais aussi trop à raconter. Je pense que ce qui est le plus intéressant c'est la psychologie de ces personnages, que l'on revoit dans le roman ou qui ne sont que de passages. Ces personnages apparaissent car ils ont regardé les personnages créés par Virgina Woolf. Comment expliquer? Par exemple, Septimus et sa femme sont sur un banc et une jeune femme passe à côté d'eux. En une seconde -le temps que cette jeune femme a mis pour passer devant eux - on se retrouve dans la tête de ce personnage secondaire.

J'avais peur de lire ce roman car ce ne sont que des monologues intérieurs. Surtout que j'ai entendu des avis négatif sur ce livre. Mais je ne regrette pas du tout et je pense que c'est le genre de livre que je relirai dans quelques années. Je crois qu'il faut aborder ce livre sans se dire qu'on va lire un roman avec une histoire et des rebondissements. J'ai lu de nombreuses critiques sur des blogs où les lectrices disaient qu'on se sent bercé par le rythme des phrases comme par une vague. Effectivement, cela me paraît une bonne image. Néanmoins, il y a aussi de l'humour de la part de Virginia Woolf lorsqu'elle évoque cette société bourgeoise. Selon moi, il y a dans
Mrs Dalloway des éléments parfaits pour faire un roman inoubliable.

Je ne peux pas faire de "critique" sur
Mrs Dalloway sans parler du film The Hours qui reprend la thématique de Mrs Dalloway en insistant très franchement sur l'homosexualité de Virgina Woolf (et qui se retrouve dans tous les autres personnages). Ce film est très bien mais aussi très déprimant. Les actrices - Meryl Streep en Clarissa moderne, Julianne Moore en lectrice de Mrs Dalloway et Nicole Kidman en fascinante Virginia Woolf - sont éblouissantes.

Laurane.

dimanche 31 janvier 2010

Les Exploits du Pr Challenger d'Arthur Conan Doyle


Ce livre paru aux Editions Robert Laffont Collection Bouquins est un très bel ouvrage regroupant les nombreux exploits du célèbre Professeur Challenger. Qui est cet illustre G.E.C? Le singulier et incomparable Georges Edward Challenger!

Le récit est raconté par un jeune journaliste Edward Malone qui, un jour poussé par le destin et aussi par l'amour, fait la "poignante" et "choquante" rencontre du bourru scientifique.
Dans Le Monde Perdu les héros au nombre de quatre (dont les deux que j'ai cité) se retrouvent au coeur de l'Amazonie, dans une région où le climat a permis la survie d'animaux préhistoriques depuis longtemps disparus de la surface de la Terre ainsi que de dinosaures tout aussi gigantesques que monstrueux!
Il est amusant de voir l'évolution de la paléontologie à travers ce roman. En effet, Conan Doyle eut l'idée d'une telle aventure lorsqu'il vit l'exposition du paléontologue Gidéon Mantell. Celui-ci avait été jusqu'à reproduire trois iguanodons grandeur nature dont un dans lequel la coqueluche de la société pouvait dîner à l'intérieur. Ce scientifique avait à partir d'un tibia et quelques ossements dont un pouce, créé un monstre de 5 mètres de haut à 5 doigts aux pattes antérieures et 3 aux postérieures. Aujourd'hui la représentation (plus exacte) de l'iguanodon n'a pas vraiment de ressemblance avec celle de l'imaginatif G. Mantell.
Après cette aventure extraordinaire, l'auteur décide de leur faire vivre une "histoire unique dans les annales de l'humanité [car] un pic majestueux écrase toujours les modestes contreforts qui l'entourent." En effet, ils vont constituer une "arrière-garde de la vie" pour contempler la fin de l'humanité.

Sir Arthur Conan Doyle nous propose des aventures hors du commun dans lesquelles le lecteur se retrouve plongé au coeur de l'action. J'ajouterai même que l'intérêt de telles oeuvres de la fin XIX début XX sont de nous montrer un monde à l'agonie bien avant la déferlante actuelle des romans apocalyptiques tels que La Route de Cormac McCarthy ou encore les films du Box-Office comme Le Jour d'Après, Le jour où la Terre s'arrêta, La Route ou encore Le Livre d'Eli.

Je recommande chaudement les ouvrages de Conan Doyle à tous les lecteurs passionnés de littérature aventureuse, qui aiment vivre des sensations fortes tout en restant bien calé dans leur lit douillet...
Aymeric.


mercredi 27 janvier 2010

Le crime de l'Orient Express.


Un de mes livres préférés depuis des années. Je l'ai eu lorsque j'étais au collège et je l'ai adoré. Depuis, je le relis et j'y trouve toujours autant de plaisir. Même si je connais la résolution de l'énigme, cela ne m'empêche pas de relire des détails que j'avais oublié et de redécouvrir des secrets cachés.

Le crime de l'Orient Express a été écrit par Agatha Christie, la reine du roman policier, en 1934. L'histoire met en scène le célèbre détective belge Hercule Poirot et se déroule à bord d'un train qui relie Istanbul à Paris. Lors de ce voyage tranquille, un meurtre est commis. Il s'agit d'un homme étrange et peu fréquentable qui se savait menacé de mort. Manque de chance pour le meurtrier, le train est bloqué par la neige ce qui laisse à notre cher détective toutes ses chances pour mener l'enquête...

J'ai choisi de vous parler de ce livre car je l'ai relu récemment et il m'a fallu une journée pour le finir. Les mauvaises langues diront que je le lis dans une édition jeunesse et que c'est écrit en gros, mais n'empêche... (d'où la magnifique image de cette édition de 2001).

Ce n'est pas de la grande littérature et je ne lis plus tellement de romans policiers mais celui-ci restera toujours pour moi un livre culte.

(Quand je dis "pas de la grande littérature", il faut comprendre que le roman policier n'est pas mon genre préféré et qu'il n'offre pas les mêmes possibilités esthétiques (par exemple) qu'un roman (tout court). Néanmoins, j'aime lire Agatha Christie dont le style est selon le meilleur dans ce genre.)

Laurane.

mardi 26 janvier 2010

Moi Charlotte Simmons de Tom Wolfe



Vous connaissez Tom Wolfe? Avez-vous déjà lu Le Bûcher des Vanités (The Bonfire of vanities) qui a fait l'objet d'une très bonne adaptation au cinéma avec Tom Hanks, Bruce Willis et Melanie Griffith.

Ou bien vous faites partie de ces gens qui ne connaissent pas la renommée internationale de cet auteur brillantissime. Ce Zola contemporain! C'est la dénomination qu'on lui prête car ses descriptions des différents milieux sociaux sont dignes de ceux de l'auteur français du XIXe siècle. Il immerge complètement son lecteur dans les moindres fibres de la société qu'il décrit et choisit de critiquer... au passage.

Dans ce roman, Tom Wolfe a décidé de nous partager les moments de la vie d'une brillante et érudite jeune fille: Charlotte Simmons. Elève exemplaire qui grâce à sa bourse va pouvoir quitter son trou perdu du fin fond du "Deep South" des Etats-Unis. Mais comme vous pouvez vous l'imaginer (pour tous les initiés ce n'est pas une surprise) il va se complaire à nous décrire la décadence, la dépravation, le sexe et l'alcool de l'élite de la jeunesse de ce si grand pays.
Une descente aux enfers pour Charlotte et pour le lecteur aussi, il faudra vous armer de beaucoup de courage pour sortir de la dépression que vous aura refilé cette jolie jeune fille. Ne vous inquiétez pas pour la fin, Orphée n'a-t-il pas réussi à quitter les enfers malgré la perte de sa bien aimée Eurydice? Mais je ne dis rien de plus hormis que tout a une fin!

Un ouvrage que je recommande dans la bibliographie de Tom Wolfe mais je préfère vous préparer à l'univers wolfien en vous proposant de lire avant ce livre le chef d'oeuvre du maestro romanesque digne descendant littéraire de Zola Le Bûcher des Vanités qui vous plaira absolument (sinon vous êtes un idiot, non bien sûr je plaisante) ou sinon Un Homme, un vrai.

Aymeric.