samedi 16 octobre 2010

Le régal des chacals


Voici un recueil de textes écrits par Françoise Sagan. En tout, quinze articles, de taille variable, où elle évoque son refus d'adhérer parfois à cette société. Le titre du livre a été bien choisi car il résume l'ambiance et le ton des petits articles.

J'aime beaucoup lire des articles de Françoise Sagan, ça change de ses romans, mais on y retrouve la même plume parfois triste, souvent insolente.

La collection Les Carnets de l'Herne est très belle. J'adore ces petits livres noirs, très classes ! (sans oublier que le texte est écrit en bleu, c'est juste génial, enfin une vraie collection qui se démarque des autres...) Dommage juste de ne pas savoir d'où sont tirés ces articles ni la date de rédaction. Au début du livre on trouve certes une mention aux journaux mais on n'a pas le détail, ce qui est dommage.

En tout cas, cela me donne envie de collection les autres Carnets surtout De très bons livres, La petite robe noire, Un certain regard et surtout l'album Sagan !

Merci encore à Babelio pour leur opération
Masse Critique !

Laurane.

mercredi 13 octobre 2010

Pénélope vs Margaux.

La théorie de la contorsion est le deuxième album de Margaux Motin. Il était très attendu par ses fans, qui depuis la sortie du premier, n'ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent. En effet, Margaux Motin a été plutôt absente sur son blog et aucune parution ne nous a consolé.
Le livre est très beau, les graphismes sont géniaux... mais malheureusement, il ne reprend que les notes de blog ou presque ! C'est dommage car du coup, on n'a pas beaucoup de vignettes à découvrir. Ca fait toujours plaisir de lire Margaux Motin mais si peu d'inédits pour autant de temps d'attente, c'est un peu une déception. Autre petit bémol, mais qui fait intégralement partie d'elle, c'est quand même parfois un peu too much question vocabulaire trash...
Mais bon Margaux, on te pardonne ! J'attends juste avec impatience d'autres travaux d'elle...
On va dire qu'elle se rattrape en nous offrant de la jolie papeterie.



Voici le dernier album de Joséphine ! Hiiii ! Un très très joli album à mon goût. Pour ce dernier tome de la trilogie, Pénélope Bagieu s'est surtout intéressée à l'histoire de son personnage plus qu'au dessin de l'ensemble. Il y a moins de détails que dans les tomes précédents, même si le dessin est toujours aussi frais et pétillant. De toute façon, le lecteur est tellement emporté par les histoires que ce détail est secondaire. Il y a du suspense, de l'inattendu et beaucoup d'émotion. Félicitation pour la dernière vignette qui m'a tiré une larme !
Comme toujours, Pénélope Bagieu réussi à me charmer et j'ai hâte de lire sa prochaine bande-dessinée !




Merci à mon Chéri de m'avoir offert ces deux trésors :)

Laurane.

dimanche 12 septembre 2010

A l'ombre des jeunes filles en fleurs.


La lecture du tome 2 est plus facile, je crois, que celle du premier tome. Même si Un amour de Swann était juste sublime, il est vrai que le reste du livre est surtout constitué de descriptions soit de paysages, soit des sentiments du narrateur. Ici, l'intrigue s'accélère. Au début du tome, le narrateur et Gilberte sont amis et Marcel (appelons-le ainsi) passe la plupart de son temps chez les Swann. Malheureusement, cette amitié (pour lui de l'amour) ne dure pas car Gilberte n'a pas les mêmes sentiments. Marcel, personnage alors torturé décide de la fuir pour guérir son chagrin. C'est ainsi qu'il part en vacances à Balbec (Cabourg, dans la vraie vie) pour plusieurs mois. Cette destination lui est d'ailleurs recommandée par son médecin car le petit Marcel a la santé fragile... Il part avec sa grand-mère adorée et là le livre subi un petit passage à vide puis l'action revient grâce à la personne du Marquis de Saint-Loup. Marcel découvre la "haute" et fait connaissance avec Monsieur de Charlus, alors identifié comme un tombeur (pourtant il découvrira que Charlus est homosexuel). Bref, la lecture est agréable, encore plus lorsqu'on rencontre le peintre Elstir et le livre connait son apogée avec l'arrivée d'ELLES: les jeunes filles en fleurs...

Elles sont au nombre de cinq ou six, nous n'en connaissons que quatre : Albertine, Andrée, Gisèle et Rosemonde. Elles sont belles, elles sont jeunes, elles sont mystérieuses. En fait, elles sont cool.
Je trouve que c'est vraiment la partie la plus intéressante du livre. La fin est très belle, il y a beaucoup de belles phrases. Par exemple :

"Les créatures surnaturelles qu'elles avaient été un instant pour moi mettaient encore, même à mon insu, quelque merveilleux dans les rapports les plus banals que j'avais avec elle, ou plutôt préservaient ces rapports d'avoir jamais rien de banal."

Ainsi, je poursuis ma route à travers Proust...

"Mais qu'importait ? En ce moment, c'était la saison des fleurs"...

Laurane.

Le Comte de Monte Cristo d'A. Dumas





J'ai adoré cette saga en deux tomes que j'ai dévoré en l'espace de quelques petites semaines. Si vous aimez les romans d'Alexandre Dumas, celui-ci vous est particulièrement destiné.
L'histoire d'un jeune homme Edmond Dantès, marin promu à ses 20 ans au rang de capitaine qui va bientôt épouser la plus belle jeune fille de Marseille, la catalane Mercedès.
Tout sourit à ce jeune homme insouciant et heureux des bonheurs que lui offre la Providence jusqu'au jour fatidique de ses fiançailles. Insouciant, certes Dantès l'est, car il est aveuglé par la clarté de son bonheur à tel point qu'il ne voit pas que derrière lui il laisse plusieurs jaloux et envieux de son destin.
Au moment même où dans sa vie il va atteindre les cimes de la félicité commence la pire descente aux enfers qu'il n'aurait jamais pu imaginer.
Jeté en prison pendant plusieurs années sans en connaître la raison, un homme va lui ouvrir les yeux sur la raison de son sort et va le doter des instruments utiles à sa vengeance.
Edmond Dantès est mort. Le Comte de Monte Cristo est né! Riche de plusieurs millions (je ne vous dévoile pas comment il les a obtenu) le seul but de sa vie est de faire le bien autour de lui, de remplacer la Providence qui l'avait abandonné plusieurs décennies plus tôt. Et d'incarner surtout la main de la Justice pour juger tous les misérables qui ont osé piétiner ses rêves, son bonheur et plonger ses amis dans le même puits de désespoir.

Je recommande chaudement ce livre qui m'a laissé pour seul regret d'avoir une fin.

Aymeric.

vendredi 3 septembre 2010

To Kill a Mockingbird



J'ai vraiment adoré ce livre ! J'ai du le lire en anglais et je ne regrette pas. La lecture m'a semblé facile car l'écriture est très fluide et surtout, l'histoire est très prenante.

Il est difficile de faire un résumé car si l'intrigue principale est l'histoire d'un proccès où l'accusé est un homme de couleur... celle n'intervient qu'à la fin du livre ! En réalité, il s'agit plutôt du portrait d'une ville Maycomb County et de la vie de ses habitants. Chaque personnage est follement attachant, la narratrice Scout est géniale, son frère et son père sont d'une intelligence rare... J'ai été aussi impressionnée par la capacité d'Harper Lee a enchaîner autant d'évènements réellement rocambolesques, les uns à la suite des autres, sans que cela paraisse invraisemblable. Il se passe tout dans ce livre: une maison brûle, un chien a la rage, une maison "hantée" par un homme intrigue les enfants, une gentille voisine fait des gâteaux, il y a la rentrée, le spectacle de l'école... Enfin bref, ce livre contient tout: de l'humour, du suspense, de l'émotion et surtout beaucoup d'intelligence. Faire parler une enfant est une très bonne idée car ses paroles n'en sont que plus sincères.

Pour moi, la plus belle phrase du livre est: "Naw, Jem. I think there's just one kinf of folks. Folks".

C'est un peu la phrase culte car ce livre encourage aussi à aimer son prochain, qu'il soit de la famille, du quartier ou de la ville. Qu'il vive dans la forêt, qu'il soit pauvre, qu'il soit Noir, qu'il soit instruit ou pas.

En tout cas, j'ai été vraiment ravie de lire ce livre et je pense que c'est vraiment le meilleur roman américain que je n'ai jamais lu.

Laurane.

samedi 31 juillet 2010

Robin des Bois de Dumas



Pour commencer, j'aime autant vous prévenir que je suis un inconditionnel d'Alexandre Dumas (des Trois Mousquetaires à Monte Cristo). Cependant ce livre m'a légèrement -pour ne pas dire déçu- laisser sur ma faim...
En effet, les personnages ne correspondent pas à la véritable histoire du héros anglais. Comme Balzac ayant vainement cherché à rationnaliser les contes de Perrault avec par exemple l'histoire des chaussures en vair au lieu de verre (retirant en un seul coup tout le fantastique du conte), Dumas tente de décrire historiquement le héros au capuchon.
Il fait souvent des analogies entre les mauvaises prononciations en expliquant notamment que le vrai nom de Robin est Head devenu avec le Hood. Bref j'aime chez Dumas ce souci du détail lorsqu'il souhaite faire concorder l'Histoire avec un grand "H" et l'histoire romanesque. Il arrive toujours à ses fins.
Cependant dans ce roman, je me suis senti lésé par l'auteur. Des ellipses de 6 ans et de 3 ans afin que le protagoniste atteigne l'âge qu'il désire. Périodes pendant lesquelles il ne se passe rien et où vive en hors-la-loi les voleurs. Ou encore une fin non bouclée dont on ignore le dénouement de Sir Allan Clare et de Lady Cristabel.
Ce livre se lit très facilement mais si j'avais un conseil à donner à Dumas (s'il était toujours de ce monde) ce serait de développer comme pour le Comte de Monte Cristo l'histoire de Robin des Bois en comblant les interstice temps s ou plutôt les ravins épisodiques de ce beau roman sur l'esprit chevaleresque.

Aymeric.

lundi 19 juillet 2010

L'Enchanteresse de Florence


Voici un très beau livre, très dense, que je relirai probablement. En effet, je l'ai lu très vite, peut-être trop car il y a beaucoup de détails à assimiler. L'écriture de Salman Rushdie est très accessible et j'ai vite été captivée par cette histoire.

Il s'agit de l'histoire d'un homme, qui se fait appeler Moghol dell'Amore, qui veut raconter sa propre histoire (dans tous les sens du terme) au roi Akbar. Pour cela, on connaît l'histoire folle de ce jeune homme portant un manteau d'arlequin. Ceci constitue la première étape de ce récit enchanté. Puis, on pénètre dans l'univers de l'empereur et son épouse imaginaire, Jodha. Enfin, le héros se lance dans son histoire. C'est à ce moment qu'il faut rester attentif car il peu y avoir des doutes concernant la chronologie des évènements. Il y a aussi beaucoup de personnages, qu'il ne faut pas confondre. Mais très vite on se laisse emporter pour ces aventures. On y croise des personnages célèbres: Machiavel, les Médicis, Akbar lui-même a existé, Amerigo Vespucci... On visite le monde cette époque (fin du XVI à peu près) et ses coutumes. C'est surtout une histoire d'amour, de séduction, de sensualité.

Je pense vraiment relire plus tard ce livre car j'y trouverai sans doute certains éléments qui m'ont échappé et j'apprécierai plus cette merveilleuse histoire. En tout cas, on sent que Salman Rushdie est un homme très cultivé, qui me rappelle un peu Alberto Manguel. Dommage qu'il critique beaucoup les Français...

Laurane.