dimanche 31 janvier 2010

Les Exploits du Pr Challenger d'Arthur Conan Doyle


Ce livre paru aux Editions Robert Laffont Collection Bouquins est un très bel ouvrage regroupant les nombreux exploits du célèbre Professeur Challenger. Qui est cet illustre G.E.C? Le singulier et incomparable Georges Edward Challenger!

Le récit est raconté par un jeune journaliste Edward Malone qui, un jour poussé par le destin et aussi par l'amour, fait la "poignante" et "choquante" rencontre du bourru scientifique.
Dans Le Monde Perdu les héros au nombre de quatre (dont les deux que j'ai cité) se retrouvent au coeur de l'Amazonie, dans une région où le climat a permis la survie d'animaux préhistoriques depuis longtemps disparus de la surface de la Terre ainsi que de dinosaures tout aussi gigantesques que monstrueux!
Il est amusant de voir l'évolution de la paléontologie à travers ce roman. En effet, Conan Doyle eut l'idée d'une telle aventure lorsqu'il vit l'exposition du paléontologue Gidéon Mantell. Celui-ci avait été jusqu'à reproduire trois iguanodons grandeur nature dont un dans lequel la coqueluche de la société pouvait dîner à l'intérieur. Ce scientifique avait à partir d'un tibia et quelques ossements dont un pouce, créé un monstre de 5 mètres de haut à 5 doigts aux pattes antérieures et 3 aux postérieures. Aujourd'hui la représentation (plus exacte) de l'iguanodon n'a pas vraiment de ressemblance avec celle de l'imaginatif G. Mantell.
Après cette aventure extraordinaire, l'auteur décide de leur faire vivre une "histoire unique dans les annales de l'humanité [car] un pic majestueux écrase toujours les modestes contreforts qui l'entourent." En effet, ils vont constituer une "arrière-garde de la vie" pour contempler la fin de l'humanité.

Sir Arthur Conan Doyle nous propose des aventures hors du commun dans lesquelles le lecteur se retrouve plongé au coeur de l'action. J'ajouterai même que l'intérêt de telles oeuvres de la fin XIX début XX sont de nous montrer un monde à l'agonie bien avant la déferlante actuelle des romans apocalyptiques tels que La Route de Cormac McCarthy ou encore les films du Box-Office comme Le Jour d'Après, Le jour où la Terre s'arrêta, La Route ou encore Le Livre d'Eli.

Je recommande chaudement les ouvrages de Conan Doyle à tous les lecteurs passionnés de littérature aventureuse, qui aiment vivre des sensations fortes tout en restant bien calé dans leur lit douillet...
Aymeric.


mercredi 27 janvier 2010

Le crime de l'Orient Express.


Un de mes livres préférés depuis des années. Je l'ai eu lorsque j'étais au collège et je l'ai adoré. Depuis, je le relis et j'y trouve toujours autant de plaisir. Même si je connais la résolution de l'énigme, cela ne m'empêche pas de relire des détails que j'avais oublié et de redécouvrir des secrets cachés.

Le crime de l'Orient Express a été écrit par Agatha Christie, la reine du roman policier, en 1934. L'histoire met en scène le célèbre détective belge Hercule Poirot et se déroule à bord d'un train qui relie Istanbul à Paris. Lors de ce voyage tranquille, un meurtre est commis. Il s'agit d'un homme étrange et peu fréquentable qui se savait menacé de mort. Manque de chance pour le meurtrier, le train est bloqué par la neige ce qui laisse à notre cher détective toutes ses chances pour mener l'enquête...

J'ai choisi de vous parler de ce livre car je l'ai relu récemment et il m'a fallu une journée pour le finir. Les mauvaises langues diront que je le lis dans une édition jeunesse et que c'est écrit en gros, mais n'empêche... (d'où la magnifique image de cette édition de 2001).

Ce n'est pas de la grande littérature et je ne lis plus tellement de romans policiers mais celui-ci restera toujours pour moi un livre culte.

(Quand je dis "pas de la grande littérature", il faut comprendre que le roman policier n'est pas mon genre préféré et qu'il n'offre pas les mêmes possibilités esthétiques (par exemple) qu'un roman (tout court). Néanmoins, j'aime lire Agatha Christie dont le style est selon le meilleur dans ce genre.)

Laurane.

Ce que je sais de Vera Candida.



Un livre que j'ai eu envie de lire dès que j'en ai entendu parlé à l'occasion de la rentrée littéraire. Je ne connaissais pas l'auteur et depuis j'ai aussi lu Et mon coeur transparent.
J'ai préféré Vera Candida quoiqu'ils sont tous les deux très entraînant...
Véronique Ovaldé écrit avec un talent véritable que je ne trouve pas chez les auteurs contemporaines. En fait, ces temps-ci je ne lis aucun livre d'auteurs contemporains et ils sont bien rares à trouver grâce à mes yeux.
Mais Véronique Ovaldé m'a réellement séduite et il est difficile de résister au charme de cette histoire.

Vera Candida est la fille de Violette, fille de Rose. Ces femmes ont un enfant contre leur gré et leur fille ne connaîtra jamais son père. Vera Candida décide de partir et de quitter l'île de Vatapuna lorsqu'elle tombe enceinte. Le lecteur suit son parcours difficile sur le continent tout d'abord dans le Palais de Morues puis dans l'immeuble insalubre où elle a une chambre, avec sa petite fille, Monica Rose.
Vera Candida essaie d'échapper à son passé sans pour autant y parvenir...

Un livre de 293 pages qui se lit comme un rêve. Quand on arrive à la fin, on n'y croit même pas car on aimerait que l'histoire continue. Ce que j'ai beaucoup aimé est le style sans concession de Véronique Ovaldé. Elle n'a aucun mal à utiliser des mots crus lorsque la situation l'exige. Ce récit est naturel, réaliste. Le langage est simple et pourtant si enchanteur. C'est sûrement le mélange entre réalisme et enchantement qui fait opérer le charme.

" De ce qui était perdu, elle se rendit compte qu'elle ne désirait retrouver que les moments passés sur la page en hiver avec Monica Rose petite fille. Son corps déclarait forfait et c'était cela qui allait lui manquer le plus , c'était à cela qu'elle penserait lorsqu'elle n'aurait plus qu'une pensée : avoir été avec Monica Rose, toutes deux assises sur la peau nue de la planète. "

Laurane.

mardi 26 janvier 2010

Moi Charlotte Simmons de Tom Wolfe



Vous connaissez Tom Wolfe? Avez-vous déjà lu Le Bûcher des Vanités (The Bonfire of vanities) qui a fait l'objet d'une très bonne adaptation au cinéma avec Tom Hanks, Bruce Willis et Melanie Griffith.

Ou bien vous faites partie de ces gens qui ne connaissent pas la renommée internationale de cet auteur brillantissime. Ce Zola contemporain! C'est la dénomination qu'on lui prête car ses descriptions des différents milieux sociaux sont dignes de ceux de l'auteur français du XIXe siècle. Il immerge complètement son lecteur dans les moindres fibres de la société qu'il décrit et choisit de critiquer... au passage.

Dans ce roman, Tom Wolfe a décidé de nous partager les moments de la vie d'une brillante et érudite jeune fille: Charlotte Simmons. Elève exemplaire qui grâce à sa bourse va pouvoir quitter son trou perdu du fin fond du "Deep South" des Etats-Unis. Mais comme vous pouvez vous l'imaginer (pour tous les initiés ce n'est pas une surprise) il va se complaire à nous décrire la décadence, la dépravation, le sexe et l'alcool de l'élite de la jeunesse de ce si grand pays.
Une descente aux enfers pour Charlotte et pour le lecteur aussi, il faudra vous armer de beaucoup de courage pour sortir de la dépression que vous aura refilé cette jolie jeune fille. Ne vous inquiétez pas pour la fin, Orphée n'a-t-il pas réussi à quitter les enfers malgré la perte de sa bien aimée Eurydice? Mais je ne dis rien de plus hormis que tout a une fin!

Un ouvrage que je recommande dans la bibliographie de Tom Wolfe mais je préfère vous préparer à l'univers wolfien en vous proposant de lire avant ce livre le chef d'oeuvre du maestro romanesque digne descendant littéraire de Zola Le Bûcher des Vanités qui vous plaira absolument (sinon vous êtes un idiot, non bien sûr je plaisante) ou sinon Un Homme, un vrai.

Aymeric.

lundi 25 janvier 2010

Kiki de Montparnasse



Kiki de Montparnasse est une magnifique bande dessinée, sans aucun doute.
Les dessins sont réalisés par Catel et le scénario a été écrit par José-Louis Bocquet.

Il s'agit d'un biopic sur Alice Prin, plus connue sous le nom de Kiki de Montparnasse, modèle et muse de nombreux artistes parisiens pendant les Années Folles. Elle côtoie de nombreuses personnalités comme Jean Cocteau, Marcel Duchamp, Pablo Picasso, les Dadaïstes... Et Man Ray qui fut son amant pendant 7 années. Cette relation tumultueuse est au centre de la bande dessinée et montre ainsi la personnalité complexe de Kiki. Celle-ci est pourtant une jeune fille spontanée pour qui l'amour est une chose essentielle. Dans ce livre (appelons-la (la bd) livre car pour une bande dessinée de presque 5OO pages s'apparente à un livre d'autant plus qu'elle se lit comme un roman.), toutes les histoires d'amour de Kiki sont mises en scène et on perçoit vraiment son rapport à la sensualité et à la sexualité. En effet, Kiki est modèle et est connue au départ pour son corps et ses formes.

Cette biographie est très bien menée selon moi car elle permet de connaître sa vie mais aussi ses sentiments, ses troubles. Kiki, comme de nombreux artistes de sa génération, tombe dans la drogue et l'alcool. La vie de Kiki est synonyme d'excès, de débauche. A la fin, on assiste à sa triste décadence: Kiki n'est pas si vieille, mais à cinquante ans, elle en paraît quinze de plus. Elle est alcoolique, droguée à la cocaïne et à l'opium qu'elle ne peut plus se payer.

C'est aussi un livre intéressant pour son aspect historique. En effet, il y a beaucoup d'artistes connus (dont on peut d'ailleurs trouver la biographie à la fin, ce qui est un très bon point de ce livre) qui apparaissent dans un Paris d'époque bien rendu. J'aime voir la vie des cabarets, les conflits entre les Dadaïstes et André Breton...

J'ai vraiment aimé cette bande dessinée que je feuillette et relis avec plaisir. Kiki de Montparnasse fait partie des ces "livres-bd" que je veux lire désormais, comme Persépolis.

Laurane.

dimanche 24 janvier 2010

Seul dans Berlin de Hans Fallada



"Drôle de titre" me direz-vous? Qui n'a pas lu La mort est mon métier de Robert Merle qui retrace la vie de Rudolf Lang, commandant du tristement célèbre camp de la Mort Auschwitz. Nous avons souvent eu l'occasion de voir le point de vue extérieur de l'Allemagne nazie de la Seconde Guerre Mondiale. En tant qu'étranger nous nous formons toujours la même image de cette Allemagne nazie jusqu'à en oublier parfois que tous les Allemands n'étaient pas nazis.

Certains en effet ont rejeté cette idéologie, l'ont combattu, ont résisté comme ils ont pu soit passivement soit par des actes. Et bien c'est que nous propose Hans Fallada avec Seul dans Berlin. Un livre qui raconte différentes histoires parallèles, certaines qui se croisent et d'autres non...
Elle nous peint le tableau d'une Allemagne qui souffre de ces victimes de guerres: une mère de famille qui perd son fils unique et décide alors de combattre le parti qui l'a tué en l'envoyant dans une guerre atroce et barbare.
Les crimes de guerres nazis sont déjà connus de certains partisans, c'est le cas d'une mère de famille factrice. Son fils SS s'amuse à tuer des enfants juifs et se laisse volontiers photographié pendant ses exploits. Dégoutée, elle souhaite quitter le parti nazi, ce qui lui vaut un interrogatoire agrémenté d'une légère bastonnade à la sauce Stasi (si vous me permettez l'expression).
Un autre homme quant à lui veut travailler seul dans son coin, un ouvrier remarquable mais qui refuse toujours à adhérer (ils sont rares à ne pas être membre du NSDAP qui offre les promotions à tout bon partisan de la cause nazi) et se verra enfermer puis guillotiné... pour une "carte postale" dans laquelle il exprimait ses idées sur le parti.
Plus troublant est sans doute l'épisode de l'agent de la gestapo pris de remords et assailli par le doute du bienfait de toutes actions accomplies pour le parti.

Seul dans Berlin est un roman qui se lit "sans faim". Un roman qui nous montre une Allemagne nazie inédite dans laquelle tout le monde n'adhérait pas à l'idéologie nazie et où il ne faisait pas "bon de savoir le bien parler" (La Fontaine)


Aymeric.

Le Kramix.


Un nouveau bimestriel de Lombard. Le numéro 1 est exclusivement féminin, on y retrouve Pénélope Bagieu, Laurel, Lucile Gomez (entre autres)... Ouh ouh ça m'a l'air bien !
Et ça ne coûte que 2 euros...

A voir.

Laurane.

Les souffrances du Jeune Werther de Goethe


Un livre qui m'a particulièrement plu, une esthétique singulière et propre à son auteur. Ce roman qui se présente plus sous la forme épistolaire puisque le jeune Werther raconte sa tragique histoire d'amour à son ami Whilelm Humml, plaira sans conteste aux initiés des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Cependant si la trame de ce dernier est basé sur les stratagèmes élaborés par le Vicomte de Valmont et la Marquise de Meurteuil, dans l'oeuvre de Goethe le lecteur doit s'attendre à une atmosphère pesante qui laisse présager la tragique fin du jeune garçon éperdument amoureux de la belle Lotte.
L'histoire qui se déroule dans le village de W. (les notes supposent qu'il s'agit de la ville de Wahlheilm mais cela n'apporte rien à la compréhension du récit) raconte l'amour désespéré d'un jeune beau garçon, Whilelm, qui tombe follement amoureux de la belle et pure Lotte. Malheureusement, celle-ci promise à un autre homme dénommé Albert lui reste fidèle jusqu'à la fin du roman.
Ainsi Les souffrances du Jeune Werther nous relate les différentes étapes du désespoir de ce pauvre Whilelm qui, ne pouvant ni renoncer à son amour pour Lotte ni espérer être un jour aimé de celle-ci, se suicide finalement.
Goethe va même plus loin dans le Tragos car il va jusqu'à expliquer les événements se déroulant après la mort du jeune homme en montrant le refus de l'Eglise d'inhumer le corps du jeune homme.

Un livre que je recommande fortement mais à condition de ne pas sombrer soi-même dans le désespoir d'un amour impossible... En conclusion, un très beau roman allemand qui s'adresse aux passionnés du "spleen" de notre cher Baudelaire ou encore aux romantiques de La Princesse de Clèves et de l'amour impossible de Monsieur de Nemours envers l'héroïne éponyme. Un livre qui pose la fidélité comme principe ou plutôt comme la profonde vertu de la femme, instrument paradoxal de désir et de désespoir. La place de la femme dans l'Antiquité est ici remise en cause car comme tout le monde le sait: la femme de Pandore à Eve est la cause de bien des maux. Le point de vue de l'auteur ici serait de montrer que c'est l'homme et uniquement lui qui s'autodétruit pour son amour idéal envers la femme. La pauvre créature féminine n'est pour rien dans la destruction de l'homme et ne s'avilit à aucun moment.


Aymeric J.

lundi 18 janvier 2010

Les livres que nous avons lus.

Nous présentons des livres que nous avons aimés (ou non) et lus récemment ou il y a (très) longtemps. En voici la liste non exhaustive, en sachant qu'elle commence à la fin de Janvier 2010, sinon, elle serait trop longue.

Les livres d'Aymeric:

- Théophile Gautier, La morte amoureuse et autres récits fantastiques. *
- Goethe, Les souffrances du jeune Werther. *
- Tom Wolfe, Moi, Charlotte Simmons. *
- Hans Fallada, Seul dans Berlin. *
- Sir Arthur Conan Doyle, Le monde perdu (et autres exploits du professeur Challenger). *
- F'murr, Le génie des alpages (tous les tomes). *
- Edgar Allan Poe, Les aventures de Gordon Pym.
- Jules Barbey d'Aurevilly, Le chevalier des touches.
- Maupassant, Boule de suif et autres récits de guerre.
- Jack London, Le silence blanc et autres nouvelles. *
- Antoine de Saint Exupéry, Le petit Prince. *


Les livres de Laurane:

-Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Véra Candida. *
- Agatha Christie, Le crime de l'Orient Express. *
- Catel et Bocquet, Kiki de Montparnasse. *
- Hubert et les Kerascoët, Miss Pas Touche (tomes 1 à 4). *
- E.T.A Hoffmann, Fantaisies. *
- Virginia Woolf, Mrs Dalloway. *
- Joseph Kessel, Belle de Jour. *
- Eric Chevillard, Oreille rouge. *
- Marie-Dominique Lelièvre, Sagan à toute allure. *
- Françoise Sagan, Bonjour tristesse & Les Merveilleux nuages. *
- Joseph Kessel, Le lion. *
- Lewis Carroll, Les aventures d'Alice au Pays des merveilles. *